Concert Jay Jay Johanson + Bumpkin Island à Vendome le 16 février 2018

16 vendredi février 2018

20h30

Le minotaure Le minotaure

18.80 €

Zoom sur les artistes

Plus d'infos sur le concert Jay Jay Johanson + Bumpkin Island à Vendome

Jay Jay Johanson

Néo Soul / La flamboyance des timides / Film noir romantique

Il y a des individus qui sont touchés par ce qu'on appelle communément la grâce dans le le verbiage qui s'emporte. Ce superlatif est trop souvent usité car la brutalité de ce monde nous a fait oublier ce que doit être l'élégance, le raffinement, le romantisme. Il y a 20 ans de cela, un Suédois rendait le monde meilleur avec son premier disque « Whiskey » et n'a depuis jamais cessé son combat de sape. Crooner audacieux, il a tout au long de sa carrière mis en avant son amour pour le jazz combiné à des influences trip-hop et électroniques en trompant son monde. Longtemps ses mélodies de dentelles nous l'ont fait apparaître pour le crooner charmeur qu'il n'est pas. A l'instar de son modèle de toujours Chet Baker, Jay Jay Johanson est de ceux qui jouent de ce sentiment pour tromper la timidité, conscient que le dénuement est la tenue des grands. De ceux qui subtilement tendent à redéfinir le beau, à rendre les gentils plus gentils et les amoureux plus amoureux. La France l'a adopté immédiatement, ce mélange d'exigence et de classe folle nous envoyant certainement à notre propre patrimoine culturel qu'on tend à fantasmer. En 2017 Jay Jay est de retour avec son onzième album, ou le piano redevient l'instrument phare de ses vagues à l'âme.

Bumpkin Island

Trip pop / Choeurs collégiaux / Tribu

La musique est parfois déclinée en saison. Souvent on qualifie les groupes arpentant ces terrains aux modes éphémères, à ceux qui ne passent justement pas ces quart temps. Bumpkin Island déroge à cette maxime. Si leur mélancolie évoque instantanément l'hiver, leur son permet de l'arpenter au mieux et de nous rappeler ses plus belles heures les premiers solstices retrouvés. Musique aventureuse de la grande Ours Rennaise ; on aurait trop vite tort de les classer dans la case de la cérébralité. Si le son de ce combo évoquait dans un premier temps clairement l'école « Sigur Ros », les nouvelles compositions densifiées par le mix de Thomas Poli ont participé à changé l'identité même de la formation. Celle-ci lorgne désormais autant vers la folk amplifiée qu'un trip hop musclé à l'électronique ou l'illumination provient moins de l'aurore boréale que des échappées de trompette et de cette voix lead féminine annonciatrice de mille magnifiques tempêtes mélodiques. Les Bumpkin ont ce caractère rassurant même dans la noirceur car c'est un sentiment de famille qui ressort inlassablement. Belle à voir jouer, resserrée et à l'écoute de ses comparses ; cette appropriation des codes de la musique indé de ces 20 dernières années est tout sauf un patchwork mais un tribut collectif et mélodique des émotions protectrices.